
Chimie de A à Z
| Combustion en atmosphère pauvre en oxygène |
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| Posté le : 11/01/2012 à 07:09 (Lu 1275 fois) | | | Bonjour
Dans des galeries souterraines, j'utilise un briquet à gaz (ordinaire) pour évaluer la teneur en oxygène de l'air. Le seuil est très clair :
- le briquet s'allume, c'est bon
- le briquet ne s'allume pas : risque
J'ai eu l'occasion, in situ, de comparer avec un indicateur d'alarme individuel, le seuil semble être vers 17,5% d'oxygène dans l'air ambiant. Je souhaiterais en avoir confirmation.
Nous fréquentons souvent des zones plus appauvries en oxygène; il nous faudrait donc un dispositif sensible à un seuil plus pauvre. Nous avons déjà observé que notre Lumogaz, monté sur une cartouche de mélange butane - propane, continuait à fonctionner (et à s'allumer) alors que le briquet (à priori au butane) ne voulait plus rien savoir.
Quand je consulte (et j'ai beaucoup cherché) le Net, je note que certains combustibles, à plus large fenêtre d'inflammabilité, permettraient peut-être ce diagnostique : propane, acétone, éthanol en particulier. Disposeriez-vous d'éléments permettant de faire avancer mon projet.
Il ne s'agit pas d'établir un parallèle avec des détecteurs plus ou moins électroniques qui ne sont nullement adaptés à l'usage recherché, en particulier à cause de leur prix de vente et d'entretien.
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| Re: Combustion en atmosphère pauvre en oxygène [1834] |
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| Posté le : 18/01/2012 à 11:01 (Lu 1261 fois) | | |
A votre place, je n'essayerais pas d'aller en bas de 17,5 % car au-dessous de 16 % d’oxygène dans l’air ambiant, des troubles de la conscience apparaissent ; au-dessous de 12 %, c’est la perte de connaissance ; à moins de 6 %, la mort est inévitable.
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| Re: Combustion en atmosphère pauvre en oxygène [1837] |
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| Posté le : 20/01/2012 à 00:46 (Lu 1258 fois) | | | J'ai refais mes calcul et retrouvé la comparaison avec un détecteur/alarme de mineur. Il semble bien que le briquet, et l'alarme signale le passage du seuil de 19,5% (et non 17,5%) d'ou la recherche d'une propriété physico-chimique permettant d'apprécier un seuil plus bas que 19,5%.
Depuis mon premier post j'ai pratiqué des essais en atmosphère confinée consistant à faire brûler, en espace clos, au moins 2 combustibles pour comparer les seuils d'extinction. Je pensais retrouver la liste ordonnée des limites inflammabilité :
Kérosène 5
Essence 7.6
Butane 8,8
Propane 9,5
Alcool 19
Ether 36
Acétylène 81-83
Il n'en est rien. La capacité à brûler dans une atmosphère pauvre en oxygène (et contenant une proportion notable de gaz carbonique et de vapeur d'eau) ordonne les combustibles tel qu'il suit (pondération subjective)
Alcool à 75° 3
Kérosène et bougie 5
Essence 6
Alcool à 95° 12
Ether 24
Butane et propane (idem) 36
Acétylène 80
http://www.inrs.fr/inrs-pub/inrs01.nsf/IntranetObject-accesParReference/ED%20911/$File/Visu.html
Donne des éléments concernant l'inertage (rendre inerte) à l'azote ou au gaz carbonique. Il est possible que la présence, en excès, du gaz carbonique vienne perturber la classification. Il est à noter que les essais mettent hors concours la combustion de l'acétylène. La flamme devient de plus petite, orangée et fumeuse mais je n'ai pas réussi à l'asphyxier; c'est comme si la combustion se poursuivait en réduisant le CO2. J'ai pu vérifier que, si on remettait le brûleur acétylène à l'atmosphère, la flamme redevenait instantanément claire, haute et sans fumée.
Il reste un mystere qu'il faut que j'éclaircisse : en situation réelle d'un appauvrissement en oxygène (sans gaz carbonique) la flamme d'un Lumogaz, fonctionnant avec une cartouche de mélange butane propane, reste allumée alors que le briquet au butane ne s'allume plus. Je pense que le manchon (terres rares etc.) doit avoir un effet catalyseur notable.
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